Vengée!

In: Dans ton cul - Saturday 10 October 2009 @ 16:25 - Comments (0)

Il était temps… Fake pin-up! Fake pin-up!

FAKE PIN UP from FAKE PIN UP on Vimeo.

J’ai mal à ma radio

In: Dans ton cul - Tuesday 12 May 2009 @ 18:06 - Comments (5)

Ces nouvelles comme ça qui vous presque envie de dégueuler… J’ai actuellement une pensée pour Daniel Mermet et Didier Porte, j’espère qu’ils ne vous débarqueront pas tout de suite. Fail pour la loi Hadopi aussi, seule joie, elle semble totalement inapplicable, c’est toujours ça de gagné. Et pour revenir sur Val une vidéo pour mémoire.

Et pour finir sur une note un peu plus sympa, sachez que malgré les gros soucis rencontrés il y a quelques semaines, l’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette vient enfin en terre toulousaine le jeudi 28 mai 2009! Les infos supplémentaires sont là et c’est une nouvelle qui fait plaisir, putain!

Y a des fois, je me boufferai tiens

In: Bouillon de culture, Dans ton cul - Tuesday 17 March 2009 @ 21:26 - Comments (6)

Il y a quelques temps de ça (je me demande bien pourquoi maintenant), j’ai accepté de faire partie du comité de lecture, ou plus précisément d’un des comités de lecture parce qu’il y en a plusieurs, pour dégrossir le boulot d’un jury littéraire. Inutile de me soudoyer, je ne fais pas partie du jury, et je ne dirai pas le nom du prix en question. Vous voyez le topo, des petites mains pour faire émerger quelques textes que le jury composé comme il se doit de personnalités du monde littéraire se chargera d’élire (ou pas). Notre groupe a reçu les textes il y a quelques jours, je me retrouve avec trois entre les mains. Auxquels on nous a joint une note explicative sur la façon dont nous devons rédiger des fiches de lecture, puisque ce sont elles qui permettront de parvenir jusqu’au jury ou au contraire de renvoyer les candidats dans les limbes de la mort. J’aime assez les recommandations de ladite note qui dit que nous ne devons pas être trop bienveillants pour les empêcher de se bercer d’illusions, mais qu’en même temps, on ne doit pas enfoncer inutilement ces jeunes gens (dans l’ensemble les candidats sont jeunes) car il peut y avoir du bon à sauver dans tout. Et ils insistent sur le fait qu’aujourd’hui, les jeunes étant si peu tournées vers la chose écrite, il est bon de les encourager. Je suis toujours ahurie devant ce type de phrases à ranger au même rayon que “Oh mais c’est pas grave que les jeunes lisent Stephenie Meyer, au moins ils lisent!”. Ouais sauf que si vraiment ils veulent lire de la littérature de genre, y a un paxon de trucs mille fois moins crétins que cette harlequinade mormone. Bref on nous demande de la jouer consensuel puisque ces fiches seront lues à terme par les candidats. Problème jusqu’à présent, deux textes sur trois sont très mauvais: le premier en partie parce qu’il est bourré de fautes d’orthographe en plus d’être complètement pompeux (un paradoxe des plus piquants ceci dit), le second parce qu’il est un réservoir à clichés ahurissant, environ un par phrase. J’ose espérer que le troisième va me réconcilier avec la jeune génération, sinon je ne suis pas loin de tous les dégommer d’un coup de stylo rageur en travers de la tronche, de la fiche pardon. M’enfin ils avaient qu’à nous donner des bons trucs hein.

Je vois rouge (décidemment…)

In: Dans ton cul, Défonce-moi le tympan - Tuesday 17 February 2009 @ 19:50 - Comments (14)

Arrivée ce matin dans ma boîte mail de la dernière encyclique vaquettienne qui m’en apprend un peu plus sur l’annulation de la date de l’IndispensablE à Toulouse… Et qui définitivement m’amène à penser que si la censure qu’on impose aux artistes, aux intermittents et autres « saltimbanques » est plus que pénible, il n’y a sans rien de plus pénible que la censure qui arrive de votre propre camp. Le « qu’on impose » de la première partie de ma phrase vise bien sûr la loi, les autorités etc. Je disais donc c’est plus que pénible quand ça vient d’un milieu artistique qui se veut alternatif, subversif, pas mainstream quoi et qui entre dans les mêmes travers que ceux qu’ils prétendent pourfendre.

Je ne pense pas vous avoir raconté le nouveau spectacle de Vaquette « Crevez tous » vu en décembre dernier à Bordeaux avec mon père. En fait il m’est assez difficile d’en parler correctement étant donné que ce spectacle s’est joué dans les pires conditions qui soient. En gros, Pérav Prod où se tenait le tout est un espace mi-appartement transformé en salle de concerts/spectacles, mi-squat amélioré. Ca ce n’est pas le problème. Le problème, c’est que les organisateurs et responsables du lieu n’ont pas jugé bon de fermer le bar une fois que le spectacle était commencé – trop heureux d’écouler le stock de bières à 2€ et de faire la causette avec les habitués – dans un mépris total de l’artiste sur scène et du public qui était venu le voir. Ces mêmes responsables qui n’avaient aucun scrupule à faire entrer tout un tas d’autres habitués en plein cours de spectacle sans les faire payer bien entendu, et surtout sans les foutre dehors quand ils foutaient ouvertement le bordel ! Séquence mémorable d’une zonarde comme en compte chaque concert, soirée, bar qui se respecte, qui s’amuse à monter sur scène pour danser autour de Vaquette alors qu’il termine de chanter un des passages du spectacle et qu’on ne vire pas, parce que oh c’est pas cool, et puis c’est une habituée du lieu, et puis boh c’est pas grave. Affligeant.

En bonne toulousaine qui se respecte, je pouvais toujours me dire que c’est parce que de toutes façons les bordelais sont tous des cons et qu’on pouvait pas s’attendre à mieux de leur part. Aujourd’hui, je vais juste rectifier en disant que c’est ce milieu pseudo-alternatif de mes deux qui est incroyable. Il était prévu que Vaquette fasse une date à Toulouse le 2 avril. J’avais pris contact avec l’organisateur (pour éventuellement aider à la street team) qui prend sur lui de mettre du blé pour payer Vaquette et des flyers et de passer par (très mauvais calcul, vous allez le voir) Les Musicophages pour avoir une salle. Au dernier moment, la date est annulée. Pourquoi ? Pour la faire courte, il suffit que lisiez l’encyclique dans son intégralité pour avoir tout le nectar mais je résume : Vaquette assiste à Paris à la projection du film Choron dernière ! de Pierre Carles, qui est suivie d’un débat en présence du réalisateur et de l’équipe du film, mais aussi de membres de Siné Hebdo. Vaquette intervient en manifestant son profond désaccord au fait que l’on puisse considérer Siné Hebdo comme un quelconque transfuge du Professeur Choron, le débat s’enflamme, il est bien expliqué sur l’encyclique. Et quelques jours plus tard, voici ce qui se passe :

« je reçois un mail de l’adorateur du Grand Mythe Vaquettien chargé d’organiser la venue de mon spectacle à Toulouse début avril m’apprenant que la salle qu’il avait trouvé sur place et qui avait accepté de me programmer, les Musicophages (aka la Médiathèque associative) pour ne pas la citer, lui faisait faux bond arguant, outre des désaccords ridicules et fastidieux à expliquer quant au rapport au poignon (Ah ! Les pseudo-alternatifs, dès qu’on parle de fric sans complexe, on croirait des pucelles qui ne rêvent que de se faire fourrer mais qui s’offusquent à la moindre évocation en public d’une bite en érection ! – Voilà, c’est exactement ça, je ne pouvais pas mieux résumer leur position que par cette allégorie empreinte d’une grâce toute poétique), cet argument à leurs yeux rédhibitoire que je vous livre in extenso, du moins ne m’accusera-t-on pas de mentir (déjà que j’ose livrer à la vue de tous et sans scrupules un extrait d’une correspondance professionnelle – définitivement Pierre Carles a une mauvaise influence sur moi) :
Comme je te l’ai dit dés le début, les autres personnes de l’asso qui s’occupent habituellement de la prog des rencontres musicales aux musicophages étaient bcp + réservées sur cette proposition de faire passer Vaquette ici… Moi comme je te l’avais dit, j’étais curieux… mais j’ai eut récemment de mauvais échos des interventions de Vaquette lors de la projection-débat du film sur Choron à Paris il y a peu… Bref, j’ai pas envie de me prendre la tête et plutot que d’aller vers un plantage, je préfère te dire que ça nous branche plus
.”

Voilà c’est comme ça. Je ne suis pas toujours absolument d’accord avec ce que raconte Vaquette, c’est le propre de sa personnalité pamphlétaire et iconoclaste, on ne peut pas adhérer à tout. Pour autant, c’est quelqu’un qui me bouscule, me fait réfléchir m’ouvre les écoutilles à l’occasion, tout ce qui peut enrichir la pensée même si ce n’est pas pour penser exactement comme lui. Ce mail des Musicophages ne fait qu’illustrer pleinement ce que dit Vaquette dans « Crevez tous » sur le fameux fantasme aberrant du fait qu’on pourrait arriver au risque zéro : « Si tu fais rien, ben tu risques rien. ». Et je repense aussi à cet extrait d’une longue interview de Jacques Brel diffusée durant le spectacle sur la frustration et le malheur (au sens de malheureux) qu’engendrent le fait de jamais rien oser qu’il conclue en disant : « Il est urgent de ne pas être prudent ».

« Crevez tous » est une baffe dans la gueule (croyez-moi, on ne ressort pas tout à fait indemne du fait de voir un retroprojecteur vous diffuser une liste des lois liberticides et qui incitent à la délation passées en France depuis 2001), une vraie. Parce que le spectacle de Vaquette n’est pas là pour faire plaisir ou caresser dans le sens du poil, on en prend tous pour notre grade. On est tous chatouillés dans nos convictions parfois même ébranlés dans nos certitudes. Pourtant… Ca fait plutôt du bien. Je ne sais pas quelle sera la suite de la tournée de « Crevez tous », mais ce qui est sûr c’est qu’on fera tout ce qu’on peut pour le faire passer à Toulouse !

Une piqûre de morphine et ça repart

In: Dans ton cul - Saturday 17 January 2009 @ 22:14 - Comments (4)

Ce soir j’étais sensée accompagner un ami d’amis pour entrer pas cher dans une soirée fetish. Une soirée dont le flyer heurte un peu mes critères esthétiques m’enfin bon, vous me direz, ça change du porno-chic en bois. J’allais y aller en trainant les pieds, parce que le dress-code ça m’ennuie prodigieusement, porter des talons pour danser c’est tout sauf pratique… Et puis j’aime pas bien la capacité des gens à se retenir sans arrêt dans ce genre de contexte pour que leurs tenues savamment étudiées restent en place et que surtout les coiffures ne pâtissent pas trop de la fougue des “étreintes”. Chacun fait ce qu’il veut, moi plus ça va et plus j’aime la chair. Et pas celle qui s’expose dans ce théâtre-là. Je remercie donc ma journée d’hier qui m’a obligée à porter des escarpins pour honorer plusieurs rendez-vous importants, ma fatigue bien accumulée depuis plusieurs jours sur mes épaules, mes trapèzes, ma nuque, mes bras même qui me font si mal qu’on dirait que j’ai une armure blindée bien rigide sur tout le haut du corps. Tant que je reste sagement assise en tout cas je ne sens rien, mais c’est emmerdant si on doit aller jouer les marquises-vynil du côté de Châtelet. Un mal pour un bien, c’est ça qu’on dit? Donc tournée de dvd enroulée dans une couette, valà. Toutes façons, demain la voiture pour rentrer à Toulouse m’attend à 10h. J’ai juste une nuit pour ressuciter et ça ira.

[Warning] Nouveau post sur Behind The Looking Glass

Charlotte Roche ou l’autre côté gluant de la provoc’

In: Bouillon de culture, Dans ton cul - Thursday 4 December 2008 @ 20:17 - Comments (5)

Ce sont donc les Editions Anabet qui auront l’honneur de publier en français – en mars 2009 – Zones humides, le premier roman de l’animatrice télé et chanteuse allemande Charlotte Roche qui approcherait le million d’exemplaires vendus dans son pays d’origine. Il semble que la presse française ait commencé à s’en faire l’écho dès l’été 2008, mais on se remet à en parler maintenant vu que la date de sortie française a été arrêtée pour ce livre, qui apparemment bat tous les records de pornographie trashouille. Je trouve notamment ceci pour m’éclairer sur le livre :

« Ecrit dans une langue simpliste, il décrit le séjour d’Helen, jeune fille de 18 ans, à l’hôpital. Allongée sur son lit à la suite d’une fissure anale, elle se remémore ses prouesses sexuelles et revient par le détail sur ses habitudes de vie. Comment elle s’amuse à s’enfoncer un noyau d’avocat dans le sexe, se triture les boutons d’acné pour manger ce qu’elle en extrait, s’abstient de se laver afin de décupler le fumet de ses odeurs corporelles ou se frotte le sexe le long de la cuvette de tous les WC qu’elle croise. » (Lepetitjournal.com)

Déjà je retiens un petit haut-le-cœur. Je ne suis pas bégueule, mais l’excès de manque d’hygiène, ça a vraiment du mal à passer. Mais surtout je lis les propos de la jeune romancière à propos de son livre :

« Les femmes sont obsédées par la propreté et par l’idée de se débarrasser de toutes les excrétions de leur corps et de leurs cheveux, explique Charlotte Roche. Alors j’ai voulu écrire sur les parties du corps humain qui dégoûtent. Les morceaux qui puent. Le jus du corps féminin. Pour raconter cette histoire, j’ai créé une héroïne qui a plein d’idées pour s’occuper de son corps – quelqu’un qui n’a même jamais entendu parler de cette idée qui veut qu’une femme est censée sentir bon entre les jambes. Un esprit libre…» (20minutes.fr)

Notez, elle ne dit pas « j’ai voulu écrire sur les parties du corps humain considérées comme dégoûtantes » mais bien « qui dégoûtent ». Notez aussi « Les morceaux », « le jus »… Bon la viande quoi. Mais surtout mettant en regard ce résumé et cet extrait d’interview, on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il s’agit surtout des propos d’une grosse dégueulasse. Oui parfaitement une grosse dégueulasse. Et vous savez ce que ça donne masculin, grosse dégueulasse ? Ca donne ça :

Ah, de suite c’est moins cool, hein.

Si ça m’énerve c’est qu’il parait que ce bouquin, qui s’il était publié chez nous par La MusardineLa Musardine, Blanche ou Tabou ne serait jamais plus qu’un bouquin porno parmi d’autres (il n’est même dit qu’ils en voudraient) est carrément érigé en étendard « d’un nouveau féminisme qui refuse l’hygiénisme à outrance » ! C’est même écrit noir sur blanc :

« L ‘oeuvre a quelque chose de courageux, sincère, intelligent, engagé même, symbole pour certains d’un nouveau féminisme. Car, derrière ce grand déballage d’une indiscutable crudité, il y a une femme, victime de l’hygiénisme à outrance, prisonnière de sa condition, objet de consommation qu’on vend à coups de publicité, parfaitement rasée sous les aisselles et figée dans la voie obligatoire de la séduction. En cela, le livre de Charlotte Roche est un pamphlet: «Marre de ces corps de femmes aseptisés, on veut du poil, de l’apostrophe, des propos cochons.» » (Bibliobs.com)

Faut-il vraiment que la notion de féminisme soit galvaudée et appauvrie pour affirmer encore et toujours que se libérer du carcan d’être femme, c’est ne pas se laver entre les jambes, cesser de se raser les aisselles et multiplier les expériences sexuelles les plus ahurissantes ? (il parait que l’héroïne du livre aime aussi se faire prendre en levrette même quand elle a des crises hémorroïdaires…) Nan mais il faut vraiment être atrophié du bulbe pour ne pas comprendre qu’il s’agit plutôt là d’humanisme, et que l’un des premiers signes de respect pour soi-même en tant qu’être humain (remarque je dis ça, mais il y a des tas d’animaux qui sont très propres) est de se laver et d’être propre !

Ah j’ai l’air malin à enrager contre un roman que je n’ai pas encore eu entre les mains, je sais. Ce qui m’énerve, c’est pas tant le livre, après tout si cette minette veut se faire des frissons en écrivant ce genre de trucs pourquoi pas, c’est plutôt le discours intellectuel et libertaire (ou qui s’imagine comme tel) complètement crétin qu’on veut projeter dessus. Et puis libertaire c’est tout de même très très relatif quand on entend Charlotte Roche déclarer « qu’elle espère que sa fille ne lira jamais ce livre et qu’elle en a interdit la lecture à ses parents » (Lefigaro.fr)

Hé Charlotte, on t’a pas dit que refuser l’aliénation de la maternité, ça aurait été une belle preuve de féminisme couillu ? :D Allez c’est bon, je sors, mais bon quitte à taper dans les extrêmes hein…

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