Cinéma cinéma tchi tcha

01. que vous avez vu en dernier
Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro en avant-première. Je prépare une chronique dessus d’ailleurs, il est dans la lignée de L’Echine du diable, mais encore meilleur.

02. qui vous fait pleurer des barres de rire
Le viager de Pierre Tchernia sur un scenar de Goscinny. Je milite pour la connaissance de ce film parmi les plus jeunes, il est vraiment hilarant!

03. qui vous fait pleurer (tout court)
Le tombeau des lucioles de Isao Takahata. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai arreté de le regarder.

04. Que vous auriez aime réaliser
37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. Ces images intemporelles, cette lumière…

05. que vous ne voulez plus jamais voir
Charlotte for ever de Serge Gainsbourg. La scène de vomi en temps réel ou cet inceste stylisé mis en scène me répugne.

06. que vous ne comprenez pas mais que vous adorez
Tokyo Decadence de Ryu Murakami. Comme souvent pour les films asiatiques, tu manques de symboles référents, ils filment pas pareil que nous etc etc.

07. qui fait que vos amis pensent à vous quand ils le voient
La secrétaire de Steven Shainberg. Bdsm, fessées, abandon de soi… heu bref, ça va, je crois qu’on a compris.

08. que vous admettez aimer honteusement
Je n’ai honte d’aucuns des films que j’aime.

09. que vous trouvez orgasmique
On dit pas orgasmique, on dit jouissif. Prete à tout de Gus Van Sant, pour le role que joue Nicole Kidman, poupée barbie totalement stupide et arriviste, désespérante de vacuité.

10. pour laquelle vous feriez n’importe quoi pour le voir sur grand ecran alors que vous l’avez decouvert en DVD
Roselyne et les lions de Jean-Jacques Beineix. D’ailleurs TOUS les films de Beineix mériteraient des ressorties sur grand écran.

11. qui vous replonge en enfance
Retour vers le futur, la trilogie de Robert Zemeckis. Nom de Zeus!

12. avec lequel vous aimez vous endormir
Un film d’Andrew Blake, si possible avec Dahlia Grey.

13. avec lequel vous aimez vous réveiller
Swimming pool de François Ozon. Silencieux, brulant, ensoleillé et subtilement érotique. Parfait.

14. qui n’est pas votre type de film mais que vous aimez pourtant
Rocky de John G. Avildsen ! Je n’avais jamais imaginé que Stallone puisse etre aussi touchant. D’ailleurs la scène de son premier baiser avec Adrienne est superbe, sans ironie aucune.

15. que vous pouvez raconter sans broncher de A à Z
Qui veut la peau de Roger Rabbit de Robert Zemeckis. Tous les dialogues, toutes les scènes. Vas-y demande.

16. qui n’aurait JAMAIS au grand JAMAIS dù être réalisé tellement le résultat est une merde sans nom
Romeo et Juliette de Baz Luhrmann. Tape-à-l’oeil, toc, inutile, une espèce d’indigeste clip MTV branché et devenu totalement ringard meme pas un an après.

17. que vous considerez comme etant l’ulitme chef d’oeuvre du 7e art
Citizen Kane d’Orson Welles. A 25 ans, faire de son premier film un chef-d’oeuvre absolu, d’une modernité totale et intemporel, quand meme, chapeau bas pour le coup.

Musical Mood

In: Défonce-moi le tympan, What's up today Dahlia? - Sunday 29 October 2006 @ 22:05 - Comments (5)

Days long gone
And lost hot nights
No crowded streets to walk tonight
Still the stars shine so bright
Don’t need a coat I’ll be alright
 
Then you walked into my life
Halo bright with dark brown eyes
Just standing in her light
Remembered love again that night
 
Bitter apple take a bite
(It’s kind of wonderful)
Fallen star you’re mine tonight
(Strange but beautiful)
Bitter apple take my life
(It’s kind of wonderful)
If I close my eyes you’re mine tonight
Tonight
 
We laughed so hard it caused some pain
Two strangers standing in the rain
We smoked our cigarettes
(It’s kind of wonderful)
Exchanging our regrets
(Strange but beautiful)
(Very special thanx to Dave Gahan and Knox Chandler)

Réminiscences

Le gout du bdsm. Et la conviction de la soumission. Attention, j’ai dit “soumise”, pas “masochiste” et j’y tiens. Je me suis toujours demandé d’où ça me venait, interrogation un peu naive puisque ce genre de choses ne provient jamais d’une seule raison mais de tout un réseau finement tissé e tout un tas de raisons. Mais l’autre jour quand j’ai retrouvé ce clip qui me fascinait étant enfant (j’avais 7 ou 8 ans, je crois), je me suis dit que décidemment les choses nous marquent et forment en nous une sorte de deuxième mémoire qui nous accompagne et se déclenche beaucoup plus tard. Il y a tous les éléments déterminants: le dominateur. La femme à la fois dans la soumission et dont le bonheur d’y etre se devine à chaque regard, à chaque mouvement. La non-necessité d’etre nue pour se donner entièrement. L’élégance des gestes et des postures dans le désir. Sans parler des paroles (meme ce refrain qui sonne comme un cri d’attente, de désir et d’angoisse) pleines de sous-entendus. Ok en voyant ce clip, vous vous direz peut-etre que c’est une kitcherie années 80 un peu désuète, moi j’y vois tous les germes de mes déviances. Au passage, ça permet de se rendre compte que le scotch noir sur les seins, ça existait déjà en 1988.

In: Relations (in)humaines et (as)sociales - Wednesday 25 October 2006 @ 15:02 - Comments (4)

Je me rend compte que je ne parle pas beaucoup de ce que je fais en ce moment. Peut-etre parce que c’est d’une répétition métronomique consternante. Dormir, manger, piscine, auchan (la vie. la vraie), dvd, UGC, internet, porno et recommencer. Par contre, question activité cérébrale, ça n’arrete pas, les fusibles sont en surchauffe. Quant au sentimental, garder de la distance par rapport à une histoire qui devient des plus périlleuses devient une activité à part entière. Ca ne me vient meme pas à l’idée d’arreter les choses “à temps”, je sais qu’il faut que j’aille au bout, ça serait vraiment trop con d’arreter en cours de route. J’ai souvent de mauvaises convictions, là je ne pense pas me tromper. J’attend les preuves, les actes, je sais qu’ils vont venir. J’ai passé des mois à me fermer à tout ça, curieusement, rouvrir les vannes ne m’a pas à nouveau transformée en crampon dégoulinant de miel, de sucre et de larmes continuelles. Je canalise. Au lieu de partir dans les sens, je donne à petites gouttes, en arretant de me foutre à poil en deux temps trois mouvements, en arretant de réagir comme une petite fille qui mendie. C’est reposant. Et ça permet de voir l’essentiel au moins.

I love Jean-Jacques

In: Cinoche and dividi - Tuesday 24 October 2006 @ 03:07 - Comments (2)

Il y a des réalisateurs dont j’aime suivre les films parce que je leur fais confiance, parce que leur savoir-faire ou leur univers me plait. Et ceux à qui l’admiration que je porte confine au véritable amour. Pour plein de gens Jean-Jacques Beineix est un prétentieux, embaumé dans les années 80 qui ne fait que des films carton-pate tape-à-l’oeil. C’est un peu ce que je pensais, pas aussi précisemment bien sur, quand j’ai vu 37°2 le matin à 15 ans et que je ne comprenais rien à ce film, insensible à ce qui se passait au-delà des images. Les choses ne nous parlent jamais de la meme manière selon l’age que nous avons, selon le bagage émotionnel, culturel ou tout simplement le vécu que nous avons. Beineix a tourné très peu finalement, meme pas une dizaine de films et trois documentaires. Ah si, un court-métrage aussi. J’ai redécouvert ses films sur le tard, au compte-gouttes, car la plupart n’étaient pas encore édités en dvd. C’est maintenant chose faite, en plus que des éditions spéciales avec LE bonus indispensable pour ce genre de réalisateurs, le commentaire audio. Jean-Jacques fait partie de ces passionés du cinéma, qui le vivent, l’aiment, l’intellectualisent et sont très communicatifs dans leur entousiasme. Il y a dans tous ses films des images qui me hantent par leur beauté pure, de celle qui frappe directement au coeur, qui me nouent la gorge et me font pleurer en-dedans. Et toujours ou presque accompagnées de musiques intemporelles, parfaitesdont la charge émotionnelle est toujours intense. A l’exception de Mortel transfert qui parait apaisé face à ses autres long-métrages, les films de Beineix sont des fantasmes ou des reves éveillés qui paradoxalement sont ancrés dans la réalité. Des moments de grace, des lambeaux d’émotion pure. Je met quiconque au défi de ne pas ressentir un frisson devant le final éblouissant de Roselyne et les lions… Ou la tendresse de IP5… Ou les images passionelles de 37°2 le matin. Tiens d’ailleurs la dernière fois que je l’ai vu celui-ci, c’était avec nounourz, du coup, il prend une dimension encore plus intemporelle pour moi. Jean-Jacques, je vous pardonne tous vos excès, vos coups de folie, meme le fait que vous tourniez malheureusement aussi peu. C’est pas donné à tout le monde de faire quasiment que des chefs-d’oeuvre de chacun de ses films.

Et maintenant ça existe en version live!

In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz, Ouèbe - Monday 23 October 2006 @ 11:05 - Comments (1)

Punaise, à peine 20 balais et ils arrivent à rendre de pareils hommages… Les fans de François Perusse sont merveilleux.

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