Torturez l’artiste!

In: Bouillon de culture - Friday 29 June 2007 @ 18:57 - Comments (1)

Je disais l’autre jour encore qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du paysage litteraire français et que ce n’était sans doute pas anodin que je m’éclate bien plus en lisant de la litterature anglo-saxonne que la plupart des saloperies publiées à l’heure actuelle par des auteurs français. Dernier plaisir en date ce Torturez l’artiste! de Joey Goebel , jeune auteur américain de 27 ans, cynique, drole, brillant. Un roman qui en plus attaque de front ce qui gangrène la société du spectacle à l’heure actuelle, à savoir le fait qu’il y ait encore une trop grande place accordée à des oeuvres indigentes, fadasses au détriment de choses plus exigentes et pleines de saveur. Oui, mais comment y remédier? Lisez donc le pitch…

Les États-Unis sont en mal de chefs-d’œuvre. L’influent Lipowitz fonde une société destinée à repérer au berceau des génies propres à régénérer l’art américain. Le principe est simple : l’activité artistique s’étant toujours nourrie de la souffrance, à chaque prodige en herbe est attribué un manager chargé de transformer sa vie en cauchemar. Harlan, jeune musicien et critique à la dérive, chaperonne le petit Vincent que la vie a doté de talents exceptionnels, d’une mère nymphomane et fauchée, d’un physique ingrat et d’une affreuse fratrie. Harlan veille à enrichir ce terrain prometteur en multipliant les interventions traumatisantes… (Source: amazon.fr)

La mise en abyme la plus facile aurait été bien sur que Torturez l’artiste! soit lui-meme un livre-bouse. C’est loin d’etre le cas. Un écriture fine, qui fait mouche, dialogues qui oscillent entre flegme et cynisme et toute une ribambelle de personnages qui font figure d’anti-héros voire meme de beautiful loosers. Harlan, le narrateur de cette histoire dont la grande force réside dans sa crédibilité (il existe tellement d’écoles à l’heure actuelle pour former des artistes our exalter l’ego-trip, pourquoi pas celle-ci donc!) est loin d’etre un salopard, juste un type complètement blasé qui lui-meme a du renoncer au fait que son groupe de musique soit un jour connu, faute d’avoir voulu y incorporer tous les clichés pop qui aurait pu lui apporter la gloire. Le roman navigue d’ailleurs entre le récit proprement dit et des extraits de chroniques musique rédigées par Harlan, des nouvelles et paroles de chansons de Vincent (son petit protégé), des courriers de dirigeants de grands groupes de presse et de musique, à voir d’ailleurs que le franc-parler d’Harlan dans ses chroniques musique lui vaudra immanquablement de se faire virer en début de parcours puisque la plupart des disques qu’il fustige appartiennent au memes dirigeants que ceux qui éditent les magazines dans lesquels il écrit… Une excellente satire sur le monde du spectacle donc bien sur, mais aussi sur cette éternelle question qui agite les milieux artistiques, on sert la soupe, on fait du facile et on s’y s’assure une bonne place ou on reste intègre mais on peut éventuellement se condamner à passer complètement à la trappe faute d’avoir une exposition digne de ce nom? Au milieu de tout ça, Vincent martyre et génie traverse le roman en déployant son talent nourri à coups de souffrance savamment entretenue. Et là soudain me venait cette idée… Si c’est dans la souffrance existentielle et dans les plus grands moments de dépression que l’on peut sortir les oeuvres les plus fortes (voir les premiers albums de Nine Inch Nails par exemple), nos écrivains français ne seraient donc que de faux dépressifs encore une fois complètement nombrilistes? :D Blague à part, un excellent roman, un vrai régal d’écriture et d’intrigue, vivement le prochain de Joey Goebel!

Torturez l’artiste!, Joey Goebel, Editions Héloise d’Ormesson, 2007, 365 pages

In: What's up today Dahlia? - Thursday 28 June 2007 @ 13:02 - Comments (0)

Léa est repartie aujourd’hui chez papa après etre venue décompresser quelques jours en terre toulousaine. Lucie a son bac aussi depuis lundi, on a donc été feter ça. Et  été (re)voir Boulevard de la mort entre frangines au ciné. Au fait, avez-vous remarqué le temps merdique qu’il y a à Toulouse en ce moment? Le premier qui me parle encore de réchauffement de la planète, c’est ma main sur la gueule direct. Parce que là, on devrait déjà perler de sueur et boire les kawas en terrasse. Ben nan, je suis encore obligée de sortir avec la veste à capuche sur le dos et ça m’énerve grandement. Humeur complètement à cran car les rues sont pleines de gens qui viennent faire les soldes. Et que ça brinqueballe, et que ça se bouscule, quelle plaie, à ranger direct avec les courses de noel au rayon des points de meta-emmerdement de la vie en milieu urbain.  Moi aussi, j’ai fait les soldes ce matin mais à la FNAC dont je suis ressortie avec un vieux DVD des Guignols de l’info et deux romans (et pas des poches hein siouplé) pour meme pas 10€ et me voilà une femme comblée pour le reste de la journée. Pour les éventuels achats de fringues, de sandales et de soutien-gorge, on verra plus tard.

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Et cent balles, une pipe et un mars aussi?

In: Dans ton cul, Ouèbe - Wednesday 27 June 2007 @ 02:29 - Comments (11)

Je remercie Joe d’avoir eu la gentillesse de me prévenir que j’avais été purement et simplement plagiée pour un paragraphe assez conséquent de ma chronique du Syndrome Copernic de Henri Loevenbruck. Lui-meme a été victime d’un espèce de vampire qui suce goulument des extraits de chroniques litteraires pour son site minable où selon la page d’accueil:

Il est attentif à la littérature contemporaine et rédige commentaires et critiques dans la rubrique ” Plaisir de Lire “. Il s’intéresse au phénomène Web et collabore à de nombreux sites. Ce qui, au début n’était que loisir, est devenu une passion. Enfin, il s’aventure, avec ses émotions et ses rêveries, dans l’univers de l’art où tout reste toujours à découvrir.

Quel doux euphémisme pour dire qu’on se contente de foutre bout à bout les meilleurs extraits de ce qu’on trouve sur Google sans se fatiguer pour écrire ses propres textes. En ce qui concerne l’objet du délit, je vous redonne pour mémoire MA chronique du Syndrome Copernic rédigée le 30 mars 2007

Et voici celle du monsieur sur son site.

Qu’il a repris à la date du 29 mai 2007 le site Critiques Libres

Ayé vous avez trouvé le passage incriminé? Et pas juste une phrase ou deux heing, un paragraphe ENTIER piqué chez moi pour faire la conclusion de “sa” chronique. Je pense que si on s’amuse à faire du C/C dans Google avec tous les textes de son site, on aurait bien des surprises…

Bref, n’hésitez pas à aller lui dire bonjour de ma part, je lui enverrai mon mail de mécontentement demain quand je serai capable d’écrire un truc qui retranscrira au mieux ce que je pense de lui :D

[EDIT] Sub m’ayant piteusement avoué qu’elle n’avait pas réussi à trouver le passage concerné piqué chez moi, je vous le livre ici avec plaisir. Les parties entre crochets désignent les seuls passages qui n’ont pas été gardés lors du plagiat:

Si on ne peut qu’etre impressioné par le déroulement de l’action, l’introspection permanente ou presque du héros loin d’etre lassante happe assez vite pour qu’on en vienne à bouillir d’énervement comme lui de ne pas comprendre le pourquoi du comment. [Evitant l’écueil des switchs clignotants à chaque fin de chapitre,] chaque élément mystérieux du complot élucidé le renforce plus encore au lieu de le dissiper. C’est à la fois frustrant et terriblement jubilatoire. Le Syndrome Copernic est typique du bouquin qui représente à lui seul le poison et l’antidote, partagé entre le désir d’avancer au plus vite dans l’histoire tout en rageant qu’il ne soit pas plus long encore, histoire de faire durer le plaisir jusqu’à la dernière goutte d’encre [le plus longtemps possible].

Pour le moment, toujours pas de réponses du grand monsieur qui je l’espère meurt de honte. [EDIT]

Update sur OhMyDahlia.Com

In: Ouèbe - Tuesday 26 June 2007 @ 01:42 - Comments (0)

Toute petite update ce mois-ci (toutes façons, vous etes tous déjà partis en vacances chuis sure) de photos de Substencia réalisée en février. En duo et dans une ambiance qui ne détonnerai pas dans un film de David Lynch…

Enjoy !

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Rions un peu avec le vide

In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz, Ouèbe - Sunday 24 June 2007 @ 21:36 - Comments (0)

Titre un peu nul j’avoue mais vous allez rapidement comprendre. Outre que msn est souvent le rdv du languedeputage et du huhutage *private joke*, c’est aussi l’espace où on se refile tous en choeur des liens en rapport direct avec les deux termes cités précédemment. Hier soir, j’étais aux anges avec ces deux merveilles, l’une de crétinisme annoncé en rose bonbon et paillettes et l’autre qui montre que l’emo est la dégénerescence du goth (à savoir on peut rigoler encore plus avec lui).

J’imagine que tout le monde a entendu parler des Bratz, ces poupées qui ont fait trembler mattel et Barbie. Les Bratz sont des pouffes-bimbos qui ont permis aux petites filles du monde entier de réclamer des strings, pantalons taille basse, boots en cuir, gloss et autres trucs de filles que nous n’avions pas le droit de porter avant 15-16 ans bien tassés dès l’age de 9 ou 10 ans. Et je ne crois pas que ça soit forcément un progrès pour leur future vie de femme que de ressembler à une vraie pétasse alors qu’on a pas encore fini sa puberté… Bref tout ça pour dire que ces poupées gonflantes existent maintenant sur grand écran. Non pas en dessin animé, non pas en animation 3D… Mais en film live avec de VRAIES actrices! Trailer ici-meme sur le site officiel du film (qui filerait mal au coeur meme à tout amateur de guimauve), qui fait mal aux yeux et aux oreilles (Avril Lavigne en fond sonore yeah.

Vaut mieux se remater Clueless avec Alicia Silverstone, au moins le second degré était clairement assumé.

Et pour rester dans les jouets à la con, certains d’entre vous connaissent sans doute Elmo, peluche très populaire aux Etats-Unis vendue sous le nom de Tickle-me-Elmo qui rigole et dit “ça chatouille” en anglais quand on lui appuie sur le ventre ou sur la main. Je vous laisse apprécier la variante assez savoureuse que Fox et Mad TV ont pu tirer de la chose…

In: Bouillon de culture, What's up today Dahlia? - Saturday 23 June 2007 @ 23:50 - Comments (0)

Je sais pas ce que j’ai foutu hier à la salle de sport, mais j’ai du trop forcer et j’ai la jambe droite qui me lance douloureusement. Du coup, j’ai pas pu y aller aujourd’hui et ça m’énerve. [Anecdote name-dropping, depuis mercredi, je me suis rendue compte que je m'entraine dans la meme salle que Coyote, ouais le dessinateur de Mammouth et Piston, Litteul Kevin et Les voisins du 109, donc j'ai salué le bonhomme et désormais on s'adresse de petits signes d'amitié mais de loin, car l'un comme suintent de sueur à chaque fois, fin de l'anecdote:D] Mais en contrepartie, on a fait de chouettes portraits cet aprème avec Substencia, je trouve toujours que j’ai de grosses joues sur certaines, mais dans l’ensemble, elles sont très jolies et mélancoliques. Par ailleurs, la prochaine update sur mon site seront aussi des photos de Sub, mais qui datent de février huhu. Plein de chroniques livres à venir aussi, faut pas croire, je n’ai pas lu que des trucs nazes ces derniers temps. Mais la constatation que je fais de plus en plus souvent, c’est qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de la littérature française qui fait que plein d’auteurs en arrivent à un truc ultra-nombriliste et en oublient intrigue, dialogues, action, heu ce qui fait un roman en somme, au profit d’une introspection écrasante et souvent chiantissime. Résultat, tous les bouquins (ou presque) avec lesquels je me suis vraiment régalée dernièrement sont anglo-saxons. Ou issus d’un esprit typiquement anglo-saxon. Je le dis, dans ce pays, le salut de la littérature passera pour la littérature de genre ou ne passera pas. Ok, ils ne savent pas tous manier la langue comme je l’aime mais souvent ils savent tenir une intrigue et empecher le lecteur de lacher son bouquin trop vite. Et croyez-moi, ça me désole toujours profondément quand un livre me tombe des mains, je préfèrerai qu’il y reste! Sur ce, bonne nuitée chers amis, demain je me lève pour accueillir papa et Léa qui viennent voir le concert de Polnareff.

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