In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz - Sunday 30 December 2007 @ 18:48 - Comments (1)

Tudieu, mais que cette année 2007 est longue à finir. Je n’ai même pas envie de tirer de quelconque bilan, je veux juste passer à la suite et avancer. D’ailleurs si l’hiver pouvait s’achever tout aussi rapidement, ça serait vraiment super, parce que je résiste vaillament au froid mais ça fait quand même chier de ne pas pouvoir allumer son radiateur. Je pourrai, mais ça me gave d’allumer un radiateur électrique dans un studio si mal isolé que la moindre source de chaleur s’échappe, et par ailleurs de jeter du fric par les fenêtres. Donc vive les couches de vêtements et dormir avec deux couettes. Dans l’idéal, j’aimerai vachement aussi flinguer tous mes voisins et arrêter de dormir avec des boules quiès pour avoir du calme. Le moindre grattement, le moindre bruit de meuble qui bouge me rend dingue. Ils m’ont rendu complètement obsessionelle et parano.

En ce moment, je régresse tellement que je me met à lire des bouquins de Beigbeder. Hier soir, je relisais même 99 francs et je me disais que ce roman, c’est l’équivalent de certains films clinquants qui correspondent tant à une époque qu’ils pouvent devenir ringards en l’espace de quelques mois à peine. Ceci dit, je maintiens, l’adaptation cinématographique. Mais pour sauver ce cher Fred – parce qu’à mon sens, s’il est souvent un romancier médiocre, il est un critique littéraire excellent et qui sait s’oublier pour parler des autres avec passion et humilité – j’ai envie de m’imaginer qu’il a aujourd’hui un peu honte de ce livre potache et foutraque qu’est 99 francs. J’attend la fin de l’année donc. Je tiens à m’excuser par avance si je deviens moins présente sur My Way Or The HighWay dans les semaines à venir, mais j’ai quelque chose sur le feu que j’ai intêret à terminer. Pour en savoir plus…

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Oh bordel

In: Défonce-moi le tympan - Thursday 27 December 2007 @ 18:52 - Comments (0)

Mindless Self Indulgence refait une date à Paris le 18 avril 2008. J’y vais cette fois ou pas?

Allez histoire de se mettre dans le bain:

Backstage

In: Cinoche and dividi - Wednesday 26 December 2007 @ 18:22 - Comments (0)

Je crois qu’il n’y a rien de plus difficile que raconter les coulisses de la vie d’une star de la pop au cinéma, mais surtout l’interraction avec ses fans quand ils sont de la race des je-ne-suis-pas-fan-j’idolâtre. En fait, quelle que soit la nationalité du film c’est souvent risible et même assez grotesque. A la vision de l’affiche de Backstage d’Emmanuelle Bercot, on est tenté de penser la même chose, gros plan sur le regard halluciné de la fan jouée par Isild Le Besco et la star alanguie à moitié nue juste en-dessous interprétée par Emmanuelle Seigner. Show-business, ton univers impitoyable, là où les illusions se brisent quand on décide de s’y attaquer de trop près.

C’est ce que vit pourtant Lucie alors qu’elle rentre du lycée. Sa mère lui a préparé une surprise en organisant une rencontre avec l’émission Backstage qui permet à des fans de rencontrer leur idole. Et Lucie n’en aime qu’une à la folie, la mystérieuse et inaccessible Lauren Waks. Quand Lucie voit son idole chanter dans son salon entourée d’une dizaine de caméras de télévision, la vague d’émotions qui la submerge est si violente qu’elle se réfugie dans sa chambre dès la chanson finie sans même être capable d’adresser un mot à son idole. Qui lui parle à travers la porte en lui disant qu’elle espère qu’elles pourront se reparler un jour. Et s’en va, laissant Lucie complètement sonnée, qui dans les heures qui suivent déboule à Paris en stop et à force de stratagèmes s’introduit dans l’hôtel de Lauren mais aussi dans son entourage, sa suite et sa vie. Jeux cruels de miroirs, de faux-semblants où Lauren star fragile et névrotique vampirise lentement Lucie fan aveuglée par son amour incommensurable. Les histoires d’amour finissent mal en général…

Bien que le film soit entièrement construit autour du personnage de Lauren Waks joué par Emmanuelle Seigner, on ne verra rien de son personnage public de chanteuse si ce n’est un extrait de vrai-faux concert qui ouvre le film. Ici il est question des fêlures, quand soudain l’image parfaite et totalement maîtrisée se brise. Et pas seulement du côté de la star mais aussi de la jeune fan qui oscille entre abnégation et candeur, tellement pétrie d’amour pour son idole qu’elle pousse aux extrêmes limites son attachement démesuré. Les connaisseurs ne manqueront pas de reconnaître de nombreux clins d’oeil à Mylène Farmer non seulement pour la facette artistique – chansons crées pour le film, scénographie, costumes et iconographie de Lauren Waks – mais aussi pour montrer l’incroyable ferveur des fans qui confine à la dévotion totale. Enfermées toutes deux dans la superbe suite du Plaza Athénée ou seuls l’assistante personnelle jouée par Noémie Lvovski et le producteur plus vrai que nature qu’interprète Valéry Zeitoun semblent avoir les pieds sur terre, Lucie et Lauren se cherchent, peaux blafardes comme exsangues à force de se nourrir l’une de l’autre. Le retour du petit ami de Lauren joué par Samuel Benchetritt, ce petit ami que Lauren ne cesse d’aimer avec une capacité de souffrance inouie qui gicle sur tout son entourage et qui l’empêche de chanter à nouveau, ce petit ami fascinée par Lucie va accélerer sa descente. Backstage est un film troublant et vénéneux sur la relation si particulière entre une fan et son idole, relation passionnelle et fascinante pour ce qu’elle a de jusqu’au-boutiste et martyre. Entre douleur et désir d’absolu.

Bande-annonce :

Le site officiel du film contient pas mal de très jolies photos et deux morceaux du film en écoute.

Vous y avez cru hein

In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz, Ouèbe - Monday 24 December 2007 @ 16:21 - Comments (2)

Que j’allais vous faire un post spécial noel. Bah non rien à branler, ce qui ceci dit ne m’empêchera pas de faire un repas dantesque ce soir avec maman et une bonne bouffe pour mon père et mon petit frère demain. Mais aucune envie de me faire chier à vous trouver une image de nowel top originale. Donc pour l’occase, un florilège de clips et autres trucs réjouissants pour se détendre et wigoler.

Le glam rock années 80 à son apogée, tendance mate un peu ma moumoute et mes gros riffs de guitare:

L’époque où les humoristes méritaient vraiment ce titre… Oh Pierre pourquoi nous as-tu quitté si tôt?

Dire qu’on se casse le cul à faire des pubs qui coûtent un max pour vendre un produit alors qu’avec trois fois rien, on explose les ventes.

Un classique qui marche à tous les coups. On se tait et on admire.

J’ai failli vous coller Jesus II le retour mais là présentement je préfère quand même celui-ci.

Joyeux noel à tous!

Fière d’être toulousaine?

In: Dahlia présidente - Saturday 22 December 2007 @ 18:38 - Comments (1)

Oh que oui. Et encore plus après la lecture de ceci.

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10000 litres d’horreur pure

In: Bouillon de culture - Friday 21 December 2007 @ 14:00 - Comments (2)

Alors ça c’est du titre de roman qui annonce la couleur. Ce qui n’est toujours necessairement le cas vous avez remarqué? 10000 litres d’horreur pure accompagné du sous-titre Modeste contribution à une sous-culture de Thomas Gunzig est un livre-concept totalement assumé qui rend hommage aux slashers. Les slashers, ces films d’horreur tendance teen movies avec des codes immuables tels que la bande de potes aux pesonnalités ultra-stéréotypées, le week-end dans une forêt loin de tout qui ne se passe surtout pas comme prévu, notamment quand on a la bonne idée d’aller au bord d’un lac avec des autochtones aussi accueillants que ceux des films Délivrance ou Calvaire. Des codes qui font immanquablement rigoler car hyper-éculés et usés mais qui sont tellement devenus des marques de fabriques qu’en dévier créerait obligatoirement une sensation de manque. Thomas Gunzig débute même son roman avec une “introduction en guise de justification” où il rappelle que quand on était ado dans les années 80, le magnétoscope était un graal absolu pour inviter des filles à venir mater des films d’horreur loués au vidéoclub, qu’on agrémentait de junk food et de sodas bien caloriques.

On s’en doute le pitch de 10000 litres d’horreur pure tient en quelques phrases. Cinq étudiants viennent se reposer après leurs examens dans le bugalow de la tante de Patrice, le geek puceau et empoté de la bande. Avec lui JC, beau gosse friqué et insupportable et sa copine Kathy, belle, blonde et bronzée et un second couple Ivana, étudiante brillante et discrète et Marc le bon gars responsable. Alors qu’ils s’arrêtent sur la seule épicerie de la route, ils tombent sur un vieux vicelard qui les effraie avec un chat sauvage enfermé en cage car trop féroce, puis dès qu’ils arrivent dans le bugalow rien ne va plus. Mais aussi quelle idée d’aller passer le weekend au bord d’un lac étrange, là où les portables ne passent et que les bois sont tout sauf accueillants…

Dans 10000 litres d’horreur pure tout n’est que références, complètement poussées à l’extrême: personnages, dialogues, ressorts dramatiques, décors… Plus on avance dans le livre, plus on se marre en se disant “rah non, il n’a quand même pas osé”. Mais si, Thomas Gunzig y va à fond les bananes avec une sorte de rigueur maniaque dans l’hommage, qui oscille entre la blague potache d’adolescent attardé et un talent de pasticheur évident. Car impossible – au-delà même des références cinématographiques – de ne pas voir dans 10000 litres d’horreur pure une réplique des romans d’épouvante un peu cheap et grossiers qui se vendent aujourd’hui au kilo chez certains bouquinistes un peu collectionneurs. C’est à la fois l’intêret et l’écueil de ce roman: écrit avec une économie de moyens totale pour laisser la place à l’action, on est tout excités au début et l’on se retrouve très vite dans la même situation que lorsqu’on visionne un de ces fameux slashers ; quand les personnages sont vraiment trop crétins et annônent des dialogues débiles, on est tenté d’appuyer sur le bouton “avance” de la télécommande pour arriver au moment où ils vont tous se faire éviscérer/trancher la tête/démembrer etc et jouir avec délices de ces visions bien saignantes (vous avez remarqué comme le cinéma gore ou d’horreur utilise les mêmes codes et provoque les mêmes réactions que le cinéma porno? Faudra que je pense à écrire quelque chose là-dessus un de ces quatre). 10000 litres d’horreur pure est donc un livre divertissant, pas du tout désagréable mais malheureusement loin d’être impérissable et ce malgré les superbes – et glauquissimes – illustrations de Blanquet qui ponctuent la fin des chapitres. Pour boucler la boucle, on ne peut que souhaiter à ce roman une bonne adaptation cinématographique mais réalisée par un belge – la nationalité de Thomas Gunzig – pour conserver un côté grinçant et surtout qui ne se prend pas au sérieux. Par ailleurs, 10000 litres d’horreur pure donne carrément envie de se plonger dans les romans précédents de cet auteur assez prolifique qui écrit depuis plus de 14 ans et publie désormais au Diable Vauvert qui compte désormais quatre romans de Thomas Gunzig dans son catalogue.

Retrouvez aussi Thomas Gunzig sur son blog.

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