Snoop Dogg est un fripon

In: Défonce-moi le tympan - Wednesday 30 April 2008 @ 21:37 - Comments (0)

De base je m’en doutais hein. Mais en revisionnant Let’s get blown (qui est un clip que j’aime beaucoup parce que même si on y voit plein de meufs super bonnes et de potes danser dans une villa typiquement californienne, c’est quand même plaisant de pas recroiser les sempiternels clichés des biatches qui font tressauter leur cul en bikini fluo), j’ai bien reconnu la villa das laquelle s’éclatent joyeusement les jeunes gens qui accompagnent Snoop Dogg. Je peux affirmer sans me tromper que cette villa a servi de décor pour les films Possessions et Unleashed de monsieur Andrew Blake. [on voit la nana qui a pas passé de nombreuses nuits à mater ce genre de trucs hein]. Bref ça m’a bien éclaté.

Et après j’ai enchainé là-dessus tant qu’à faire!

Summertime (d’après Edward Hopper)

In: Arts Grafiques & Vidéos, Bouillon de culture - Tuesday 29 April 2008 @ 12:13 - Comments (0)

(Ceci est le récit imaginaire de la création du tableau Summertime de Edward Hopper. Que ses biographes me pardonnent donc la liberté totale prise avec la chronologie de l’oeuvre du peintre. Ici tout n’est que fiction et ressenti.)

Summertime

Ca faisait si longtemps que je peignais des toiles où se répandaient la nuit, des pièces fermées, des lumières artificielles. J’aimais bien sûr passionnément ces toiles, mais l’enfermement commençait à y devenir si grand que j’en étais gêné, je ne comprenais plus pourquoi je m’obstinais à laisser mes personnages dans ces cafés, ces maisons, ces cinémas où leurs yeux se perdaient dans le vague à défaut de se raccrocher à quelqu’un.

On était au mois de juillet, une de ces journées où le soleil est un plaisir autant qu’une morsure. Une de ces journées où je m’asseyais sur mon perron pour écouter le calme de la rue, qui l’est toujours à cette période. C’est le moment où tout le monde fuit l’asphalte et le béton brûlant pour aller respirer l’iode et le souffle salé de l’Océan. Moi je reste. Et je lève la tête pour voir la percée du bleu et de la lumière entre les toits des immeubles. La rue s’étendait à mes pieds, languissante. Je regardais la maison en face et je vis ma jeune voisine en sortir habillée très simplement, ses longs cheveux blonds comme un miroir du soleil. Elle s’arrêta un instant pour offrir son visage à la caresse de la lumière, ferma les yeux de plaisir et inspira profondément. On eu dit qu’elle s’étirait comme un chat à la verticale. Elle me salua d’un petit sourire alors qu’elle descendait les marches et elle partit vers l’avenue la plus proche.

La fulgurance de cette image me troubla si fort que je voulus la capturer. C’était elle qui serait « l’après » de mes noctambules. Et tous les jours qui ont suivi, je peignais en pleine lumière, malgré la chaleur, malgré l’odeur grasse des peintures, le chevalet posé sur mon perron. Avec une fièvre étrangement sereine, avec une rapidité effrayante pour ne pas perdre la vibration qui m’avait saisi à ce moment-là. Je vêtis ma voisine d’un blanc lumineux, d’un chapeau de paille qui s’accordait avec ses cheveux d’or, et je voulais à tout prix reproduire son expression heureuse. Alors qu’elle n’avait même pas souri quand elle s’étirait là sur ce perron, dans un abandon palpable. Quand le tableau fut achevé, je restais de longues minutes sur le perron. La nuit descendait doucement, je regardais cette toile inondée de lumière et j’eus la sensation d’avoir enfin touché au but. Pendant des années, j’ai considéré Summertime comme le tableau de « l’après ».

Pourtant aujourd’hui quand je le regarde, je vois bien que j’ai été incapable de mettre un bout de ciel bleu, la lumière est froide comme celle d’un réfrigérateur, même le vent semble suspendu. Et ma voisine est enfermée pour toujours dans cette rue. Enfermée. La seule chose que j’ai réussie malgré tout, c’est rendre cette expression de langueur dénuée de sourire qu’elle avait cet été-là sur le perron. Elle seule était l’été sur Summertime.

Revue littéraire : Stupre

In: Arts Grafiques & Vidéos, Bouillon de culture - Monday 28 April 2008 @ 18:20 - Comments (0)

Je continue mon tour des revues littéraires et aujourd’hui c’est à Stupre que je m’attaque. Stupre est une “revue érotique littéraire et graphique” qui n’en est qu’à son premier numéro, mais qui se montre très ambitieuse dans un domaine où le cliché est toujours prêt à jaillir et les codes particulièrement éculés.

Ah l’érotisme… Le rose et le voyeurisme pour illustrer la première couv’ il fallait bien ça.

Revue Stupre (n°1)

Car Stupre est en soi un très bel objet, avec cette couverture dont la fente révèle le fessier d’une jeune fille photographiée par Ernesto Timor et qu’on découvre en intégralité en soulevant le rabat. Et au fil des pages, le ravissement se poursuit… Les textes sont entrecoupés d’illustrations, de strips (bd), et de portfolios dont le grain et le noir et blanc rappellent fortement l’esprit du magazine Bizarre pour lequel travaillait notamment John Willie. C’est d’ailleurs un peu dommage de trouver une photo de Virginie Notte et ses inénarrables modern pin-up, bien trop vues, revues et re-revues. Les photos de Jean-Marc Millière et Ernesto Timor qui se nichent entre les textes sont bien plus troublantes…

Mais venons-en aux textes. Rien de plus difficile qu’écrire un texte érotique voire pornographique! Comment créer le trouble, la fièvre, sans tomber dans les sempiternelles conventions du genre? Le sexe chez les autres, c’est toujours si ennuyeux… Et pour ce premier numéro qui s’articule autour du thème des Palaces, les auteurs s’en sortent plutôt bien. Anthony Naglaa notamment avec Clinique où le narrateur raconte comment il a tenté de conjurer la mort de son amante rongée par le cancer en la prenant dans une chambre d’hôtel où la sueur cotoie les larmes. Emma Becker décrit dans Rue de Navarin les rencontres entre un homme et Lucie, une Lucie potelée et enchanteresse à qui le narrateur adresse une ode pleine de lubricité gourmande. Et Bertrand Guillot dont le texte Chambre 304 est illustré par Virginie Talavera, qui décrit la très jolie montée du désir d’une séance de masturbation en attendant son rendez-vous! Sans doute les trois textes qui se détachent le plus du lot, les autres étant plus convenus dans le fond ou la forme. Par ailleurs, les illustrations sont toutes très réussies, à noter que la petite bd d’Aude Picault est dans la plus pure tradition des romans grivois du XVIIIème siècle avec cette comtesse qui recueille un peu de foutre sur son valet directement à la source pour donner du goût à sa tasse de thé…

Voilà, si on peut ne pas être entièrement convaincu par Stupre, on est indubitablement séduit. Et la séduction, c’est bien, ça a un petit goût de revenez-y. Stupre pour la modique somme de 12€, que vous pouvez commander ici, vous verrez y a une adresse mail et tout. Et si vous êtes parisien, vous pouvez toujours aller la chercher à la librairie D’Odessa, 20 rue D’Odessa dans le 14ème.

Schizophène, schizophrène… Tu vas dans l’mur!

In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz - Saturday 26 April 2008 @ 18:22 - Comments (4)

Nan parce que les Fatal Picards, c’était pas juste une chanson débile pour l’Eurovision l’an dernier.

Vous venez de vous faire taguer

In: Et pendant ce temps-là à Vera Cruz - Friday 25 April 2008 @ 18:33 - Comments (6)

Ouaip, pis ça faisait longtemps que c’était pas arrivé tiens. Et tout ça à cause de cette enflure de Joe. Ca aurait pu être un petit questionnaire à tendance egotiste, mais non, je me tape le truc bien prise de tête dans les règles de l’art! Au fait Thom, puisque tu es visiblement derrière tout ça, sache que je te félicite pour le niveau de cassage de pieds! Bien. Allez, au turbin.

Question 1 (Jdm) : Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d’Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ?
Bon sang, mais c’est bien sûr! C’est Alliage!

Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s’appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l’infini à travers sa relation avec les femmes ?
Ne connaissant pas les suites Fibomachin, je me garderai de répondre des choses inexactes à cette question vraiment. Par contre Don Juan entretenait de telles relations avec les femmes par peur de la mort. Et il était d’une incroyable mysoginie. Car quand on dit qu’on aime toutes les femmes, c’est vraiment faire preuve de mysoginie et surtout d’un manque de discernement incroyable.

Question 3 (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?
Thom, j’ai toujours su que tu étais un psychopate très dangereux. Le point commun? Je me répète, mais la peur de la mort.

Question 4 (Alf) : Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?
Le cerveau. Pour éviter de me mettre à aimer trop de merdes.

Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l’intérieur d’un film… lequel, et pourquoi ?
Mmmh… Dans La secrétaire. Ce film, c’est moi.

Question 6 (Joe) : Quel est l’antécédent criminel (ou judiciaire) de l’amour ?
Joe, toi aussi tu es un psychopate. On va dire le cannibalisme? Les fans de Salvador Dali comprendront.

Question 7 (Dahlia donc…): On raconte que le corps ne peut enregistrer le souvenir de la douleur, que c’est notamment une ruse pour que les femmes continuent à enfanter au fil des siècles. Selon vous, y a-t’il une autre raison au fait qu’on ne puisse convoquer le souvenir de la douleur physique?
Pour pouvoir continuer à avancer tout au long de l’existence. Et toujours prendre du plaisir à expérimenter la douleur.

Et je refile le bébé à MamZ’, qui a elle aussi gagné le droit de m’insulter copieusement avant de répondre aux questions. :D

Ca cause dans le poste le retour

In: Bouillon de culture, Ouèbe - Thursday 24 April 2008 @ 22:28 - Comments (5)

Certains s’en souviennent peut-être, mais j’avais évoqué le sujet en novembre dernier. Ah la fameuse émission Gesamtkunstwerk enregistrée sur Radiom, la radio active étudiante de Castres et Mazamet… C’était la fin du mois de juin, on était tous vachement en joie à l’idée de passer au mois de juillet et d’ailleurs y avait plein plein de gens dans le studio. Et puis vachement de quoi boire aussi. Y avait aussi des marteaux, une Game Boy pour jouer avec Kurby. Et nightmarica et moi-même nous sommes pointés en cours d’émission. Bref la fameuse émission est enfin disponible, y a du gros son et pas mal de partage en sucette. Mais y a aussi des trucs sérieux. Mais aussi des blagues en bois. Et ça dure plus de trois heures, de quoi vous occuper pendant que vous surfez. [EDIT] Pour ceux qui veulent prendre l’émission seulement quand je suis arrivée, avancez le podcast jusqu’à la minute 100, soit 1h40 quoi [EDIT]

Sinon pour ceux qui veulent lire, j’ai chroniqué Toujours L.A de Bruce Wagner pour Discordance.

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