Repo ! The Genetic Opera

In: Cinoche and dividi - Monday 29 December 2008 @ 15:38 - Comments (4)

Repo ! The Genetic Opera est sorti aux Etats-Unis depuis le 7 novembre 2008 et la question qui me brûle les lèvres bien sûr est… A quand la sortie française, bordel ?! Déjà rien qu’à lire le pitch, je trépigne :

« Dans un futur proche, une épidémie provoquant un dysfonctionnement des organes dévaste la planète. Plus de dix millions de personnes décèdent à la suite de cette épidémie. La panique éclate et les scientifiques établissent fébrilement des plans pour une récolte d’organes. Rupture de la tragédie, GeneCo, une société de biotechnologie aux multi-billions de dollars, émerge. GeneCo prévoit la transplantation d’organes par profit. En plus des options de financement, GeneCo se réserve le droit d’appliquer des mesures en cas de non paiement, y compris la repossession. Pour ceux qui ne peuvent pas suivre leurs paiements d’organe, la collecte est de la responsabilité de l’autorité “Repo man”, qualifiés d’assassins par GeneCo. Cette repossession des organes entraînera inévitablement pour le mauvais payeur… la mort. » (Wikipedia)

Mais quand je découvre le casting, alors là, j’ai les yeux qui manquent de me sortir de la tête : Nivek Ogre (Skinny Puppy). Et carrément Yoshiki (X Japan) pour produire la bande originale. Il ne manque donc plus que le trailer pour parachever le tout :

Si la filiation de la comédie musicale à l’origine de ce film avec le Rocky Horror Picture Show semble évidente, rien qu’à voir ces images, on sent beaucoup plus une patte à la Rob Zombie. Quelque chose de plus malsain, plus crasseux, mais nettement plus jouissif aussi. En tout cas, un de mes fantasmes vient de se réaliser, voir Paris Hilton en version goth et la trouver quand même mega-bonne comme ça. Et bien sûr Ogre, le grand Ogre sur grand écran.

Je retrouve tous les frissons qui m’avaient saisi lorsqu’ado, je découvrais la BD et le film The Crow, quand j’ai acheté mes premières Living Dead Dolls et que j’écoutais Nine Inch Nails sans savoir que huit ans plus tard j’allais plonger avec joie dans l’enfer des soirées electro-indus.

Vite une sortie française pour Repo ! The Genetic Opera ! Ca promet d’être tellement meilleur que Sweeney Todd

Et la palme de la perle YouTeub revient à…

In: Défonce-moi le tympan, Ouèbe - Sunday 28 December 2008 @ 19:23 - Comments (1)

Quand on fait un apéro au Chat D’oc avec les gens du forum de Punish Yourself, il arrive toujours un moment où ça dérive sur quelles sont les plus belles dernières trouvailles du net. Et bien sûr dans ces cas-là, quoi de mieux qu’un long tour sur YouTeub. Après discussions, celle qui est sans conteste sortie du lot à l’unanimité est cette version de Ich will de Rammstein par un Bézu maitre d’école totalement survolté face à un public de mouflets en délire.

Enorme, bien sûr.

La fabuleuse histoire de Mr SweeeN

In: Arts Grafiques & Vidéos - Saturday 27 December 2008 @ 12:35 - Comments (2)

Personnalité exubérante et flamboyante, Loïc Swiny également connu sous le nom de Mr SweeeN réalise ses photos comme il s’exprime : avec panache et beaucoup de passion. Aussi à l’aise dans une fosse de concert qu’en studio, il cultive le goût des extrêmes en jouant tantôt sur une esthétique très plastique et fétichisée, tantôt sur la captation de l’intensité de moments de fièvre nocturnes complètement roots. Loïc Swiny serait une incarnation de la chanson Champagne de Jacques Higelin : l’ode à la beauté de la nuit, la fantasmatique des icônes féminines, les fulgurances de la fête et de ses plaisirs… Un mélange aussi enivrant que séduisant, à découvrir maintenant.

Tes premières interactions avec l’image, ce n’était pas du tout la photographie, mais… La peinture. Quel a été le déclic, ou l’envie qui fait que tu es passé de l’un à l’autre ?

Le fait d’avoir grandi – et de vivre – à Nice crée une proximité immédiate entre les personnes impliquées dans la création artistique, et cette « exception culturelle » typique à la ville. Sur ce point, « L’école de Nice » et ses mouvements connexes (Fluxus) on réussi à créer un terrain réellement fertile dans la région. C’est donc assez naturellement qu’au début des années 90, poussé par le besoin et cherchant un premier terrain d’expression que j’ai découvert l’univers de la « Figuration Libre ». Sa facilité d’approche et la richesse symbolique proposée par ses représentants les plus emblématiques (Haring, Combas, Di Rosa…) m’ont immédiatement séduit et c’est dans ce domaine que j’ai choisi d’entreprendre mes premières recherches et propositions. Le « déclic » ou plutôt la nécessité d’un changement de support est arrivée bien plus tard : il aura fallu que par le biais de mon activité professionnelle la plus récurrente, la direction artistique multimédia, je découvre les joies de la création assistée par ordinateur et ses multiples évolutions pour que l’évidence photo numérique vienne s’imposer.

Pour lire la suite de mon interview avec Loïc Swiny, rendez-vous sur Discordance !

Les chewing-gums ne sont pas biodégradables

In: Bouillon de culture - Friday 26 December 2008 @ 20:37 - Comments (0)

Il y a quelques temps de ça, j’avais commandé le premier roman de Jérôme Attal qui a été publié chez Scali l’an passé (et dont je vous parlerai bientôt, ainsi que de son second roman). Le vendeur choisi sur Price Minister ayant fait preuve d’un retard monstrueux dans l’envoi, il ajouta, pour se faire pardonner un autre livre en cadeau. Je me suis donc retrouvée avec Les chewing-gums ne sont pas biodégradables d’Ann Scott, aussi publié chez Scali, d’ailleurs tous les livres de la boutique de ce vendeur étaient neufs et de chez Scali, à croire que c’était un employé de la maison qui refourguait les retours d’office en loucedé.

Donc j’attaque mon Ann Scott avec un vague souvenir de la lecture d’Asphyxie quand j’étais ado. A l’époque ce livre se servant de la figure de Kurt Cobain pour raconter le parcours d’une rock-star à la dérive m’avait fatiguée par le trop-plein d’écriture parlée et trashouille. Mais bon j’avais 16 ans, va savoir, les goûts peuvent évoluer avec le temps, peut-être que celui-ci allait me plaire ?

Mais avant tout que raconte Les chewing-gums ne sont pas biodégradables. En fait Ann Scoot nous raconte ce qui lui est arrivé durant l’été 2001, alors qu’elle s’apprêtait à aller occuper la maison de campagne de ses parents comme tous les mois d’août de chaque année, qu’elle se réjouissait à l’idée de se taper Nelly Furtado (qu’elle appelle Nelly F. dans le livre), de bronzer au bord de la piscine avec plein de stars et de potes etc etc. Bref rien que de très normal durant l’été. Sauf que Ann Scott a fait la connerie quelques mois avant d’interviewer un certain Nate miller pour Rock & Folk. Le stéréotype de l’écrivain Beat Generation qui a bourlingué avec Kerouac et corrigé les premiers du Festin nu de Burroughs. (Là on se demande qui Ann Scott a caché derrière cette caricature car ce Nathan Miller-là n’existe pas)

Mais bref, elle l’a interviewé, ils étaient restés en contact du genre « ah faut que je me mette à écrire mon nouveau livre et j’ai la flemme – ah, moi aussi » et une nuit qu’Ann répond au téléphone en confondant Nate avec Dan (son petit ami du moment, un musicien américain), elle lui dit de rappliquer pour le mois. Et en fait, c’est la merde. Le type est un vieux grincheux misanthrope qui ne veut personne dans la baraque, qui adresse à peine la parole aux autres et qui passe la journée à prendre des coups de soleil au bord de la piscine. Donc Ann décommande tout le monde, réquisitionne sa mère qui devait partir en croisière en Grèce pour l’aider à cuisiner (car Nate a un régime sans gluten qui complique tout le panier des courses) et c’est parti pour un mois d’ennui terrible sous le soleil du mois d’août.

Arrêtons-nous là pour observer l’objet-livre Les chewing-gums ne sont pas biodégradables. En fait, il entre dans une collection de Scali où des romanciers écrivent une longue nouvelle (c’est écrit gros, ça se lit en une heure) illustrée par un dessinateur de son choix (on le suppose). C’est là que le bât blesse, parce Les chewing-gums ne sont pas biodégradables pue le livre de commande dans sa forme la plus attrape-con et mercantile. Le texte d’Ann Scott ne présente aucune qualité littéraire marquante, elle ne fait que raconter un épisode anecdotique et name-dropping avec plus ou moins de flegme. Les illustrations de Gabriel Gay ne sont pas déplaisantes, mais elles n’apportent rien au texte. Elles ne le relèvent pas, ne le rabaissent pas, elles ne servent juste à rien.

Pourquoi ne pas avoir tenté une vraie BD, scénarisée par un romancier et dessinée par un spécialiste du genre ? Au lieu de cette tentative aussi peu convaincante ? En tout cas, je ne sais pas si c’est avec ce livre-là que je changerai d’opinion sur ce qu’écrit Ann Scott… Au fait, pourquoi cette histoire de chewing-gums? parce qu’Ann Scott en retrouvera partout dans l’herbe après qu’elle ait foutu Nate Miller dehors avec pertes et fracas (personnellement je n’aurai pas attendu 130 pages pour le faire, mais y aurait pas eu de livre du coup, ou du moins ça aurait été chroniques d’un été de stars au bord de la piscine) et qu’elle se demande quand il a pu les consommer car elle ne l’a jamais vu mâcher quoi que ce soit. Super.

Les chewing-gums ne sont pas biodégradables, Ann Scott, illustrations de Gabriel Gay, Editions Scali, 2008, 139 pages

Retour vers le futur : 2008 fut-il un bon cru?

Etant donné que Discordance n’est qu’un magazine de suiveurs patentés, surfant allègrement sur toutes les modes, il serait dommage de ne pas faire comme tout le monde et de ne pas proposer notre Best Of 2008. Voici donc une sélection éminemment subjective de quelques uns de nos chroniqueurs.

Pour lire mon Best Of et Worst Of de l’année 2008 ainsi que celui d’une partie des chroniqueurs de Discordance, rendez-vous ici !

Les ravages du langage sms

In: Cinoche and dividi - Tuesday 23 December 2008 @ 16:23 - Comments (4)

Vous pensiez que seule la littérature était menacée? Ben non, le cinéma aussi. Comment peut-on être inconscient au point d’appeler un film LOL (Laughing out loud®), tout ça parce qu’on veut parler de l’adolescence? Autre chose, ça existe vraiment des nanas de presque 18 balais qui prennent un bain avec leur mère même quand elle est aussi canon que Sophie Marceau?

Plus d’infos sur ce film

Enfin bref, LOL et même GIGALOL quoi.

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