Plante-moi cette fourchette dans le front steuplé
Ce soir, mon père au téléphone… Après avoir accepté de m’envoyer un petit chèque pour que je fasse les soldes (sachant que sur ses trois enfants, je suis sans doute celle qui ne lui demande jamais rien et surtout pas de l’argent), que j’ai remercié, certes avec un sms, mais remercié tout de même, voilà qu’il m’apostrophe pour me dire que j’aurai pu le prévenir que j’avais bien reçu l’enveloppe. Oui bon ok, j’aurai pu. “Et tu aurai pu me remercier!” Je l’ai remercié en lui demandant et même après, mais soit… “Et tu m’as pas souhaité la fête des pères, même ton frère et ta soeur y ont pensé! Alors que je suis sûre que tu y as pensé pour ta mère!”. Ces dans ces moments-là que vous avez envie de péter la gueule aux inventeurs de toutes ces fêtes à la con, d’ailleurs en y réfléchissant bien, on devrait arrêter d’obliger les mômes à faire ça tous les ans et plutôt leur apprendre à offrir de temps en temps une rose, amener le petit dèj au lit enfin ce genre de trucs, moi c’est ce que je faisais. Donc non, je n’ai pas souhaité la fête des mères, ni des pères, mais je me demande pourquoi l’une des deux ne m’a rien dit à ce sujet. Je pense aux anniversaires, à dire bonne année, des choses qui me paraissent foutrement plus importantes. Conclusion de mon père “Je sais que tu as d’autres choses à penser en ce moment, mais ne penses pas qu’à toi, ce que tu as un peu trop tendance à faire des fois…” Bon dieu, mais vaut mieux entendre ça que d’être sourd. C’est comme ça, vous discutez avec votre maman qui est authentiquement heureuse de ce qui vous arrive et une heure après, votre père vous dit ça. C’est pas grave, je le rappelerai demain, une fois que la pilule sera passée. Je l’aime, mais comment trouve-il toujours le moyen de me mettre en boule à ce point, ça c’est un truc qui risque malheureusement pas de s’arranger avec le temps… Bah il y a deux mois, il s’agaçait parce que je ne signais pas sous mon (= notre) nom, on va dire qu’en comparaison c’est plutôt cool. :)


