“Expliquons très vite l’étrange titre du premier roman de Pierre Stasse. Jean-Jacques c’est le teckel (qui se prend pour un berger allemand selon Paul Léonard, le narrateur de cette histoire) de Manon, la future ex de Paul. Car dès les premières pages, la jeune femme lui signifie son ras-le-bol de leur relation à coup de fusil dans la gueule. Enfin Paul a quand même le ton de plonger derrière le canapé. C’est que Manon ne supporte plus qu’il ne bosse pas, qu’il ne fasse rien de ses journées, ce qui inclut qu’il n’est pas fichu de nourrir son chien.”
Pour lire la suite de ma critique du roman Les restes de Jean-Jacques de Pierre Stasse, rendez-vous sur Discordance!
Seule alternative à la canicule cette semaine, aller au cinéma pour profiter de la clim’. Si possible des films longs. Il y avait bien le Tarantino qui durait 2h30, mais on se l’est gardé au chaud (ha-ha) pour le weekend. Donc Les derniers jours du monde (d’après Dominique Noguez par les Frères Larrieu, responsables du Voyage aux Pyrénées (un navet hallucinant même pas assez drôle pour prétendre au titre de nanar).
2h10 de Mathieu Amalric, bon ok, ça c’est cool, entendre crier “Paris vidé, Toulouse capitale de la France!” j’avoue c’est marrant aussi, mais dans l’ensemble, c’est long. Très lent. Assez chiant. On ne leur demandait pas forcément de faire un blockbuster, mais au moins quelque chose qui ait du sens (pourquoi les courses de vachettes???), du rythme (pourquoi les scènes sont aussi longues???) et puis un minimum de compréhension (de quoi crèvent les gens dans cette foutue fin du monde à part tomber raides morts quand ils bouffent ou ils baisent???). Ceci dit c’est génial si vous voulez découvrir la Côte Atlantique (Biarritz est divinement filmée) ou la région Midi-Pyrénées (Toulouse ou le Lot). Et puis surtout, surtout, quel homme quitterait sa femme pour le laideron androgyne que poursuit Amalric tout le film??? Ca dépasse l’entendement. Bref les Frère Larrieu sont une aubaine pour les critiques qui y verront toutes sortes de cautions intellectuelles et esthétiques pour ne pas avoir à dire que le foutraque est souvent le cache-misère du savoir-faire (cétait déjà le cas pour Le voyage aux Pyérénées). Il y a une scène qui vaut le déplacement dans le film: celle où Amalric, chaussé de lunettes de plongée file au volant de son camping-car au pare-brise pété, et vérifie régulièrement que la chouette qui est perchée sur le dos du siège passager est toujours là en lui caressant la tête, le tout au son de Jolie môme de Léo Ferré. Moi en tout cas, ça me fait plusieurs jours à l’aise.
“Ah un nouveau Beigbeder. Pas un roman en plus, une autobiographie. Non disons, des fragments d’autobiographie. De la vraie, pas un double de l’auteur camouflé sous les noms extravagants d’Octave, Oscar, ou même Marc Marronnier.
Le fait est qu’après un roman aussi désastreux qu’Au secours, pardon (celui que même ses lecteurs les plus fidèles n’ont pu défendre avec autant de conviction qu’avant), il fallait relever la barre. Et même la relever bien. Ce qui signifiait aussi relever la tête. Et quoi de mieux pour relever la tête qu’une confession, la plus sincère possible, en forme de mea culpa et de rédemption ? Une sorte d’Au secours, pardon bis, mais pour de vrai cette fois.”
Peu ou pas le temps de passer ici en ce moment. De toutes façons, ça sert pas à grand-chose, vous êtes tous partis en vacances pour bronzer et s’empiffrer de churros, n’est-il pas? :D Et donc pourquoi pas trop de temps pour passer ici? Je bosse (un vrai taf, celui où il faut se lever le matin et qui ramène des pépettes) et je suis abrutie de chaleur jusqu’à environ 22h. Entre les deux, j’avance le manuscrit. Et puis je m’occupe de mon homme aussi, ma vie de couple tout ça. Putain, j’en reviens pas, j’ai une vie de couple et un chéri qui n’est plus à 800 kilomètres, mais là, et bien là. Définitivement. A 28 ans, je découvre que ça existe aussi les relations de couple où on peut faire la cuisine ensemble et que ça soit cool, que faire les courses à deux ne veut pas dire s’engueuler forcément, se soutenir dans ses recherches de taf ou démarches administratives ça fait du bien. Et puis le reste, tout le grand reste. En ce moment, la bande-son de ma vie, c’est Post de Bitcrush. Un apaisement doux, épais, qui s’arrondit lentement jusqu’à absorber tous les contours, tous les aspects de mon existence. Juste s’assoir deux secondes et voir défiler le chemin accompli, comme les soirs où je m’assois sur les berges et bois la lumière du soleil sur la Garonne. Et se marrer à l’avance d’entendre Anne-So dire “T’as pas intérêt à te mettre à écrire des trucs gnangnan juste parce que t’es heureuse hein!”. J’essaie. Mieux même, je pense que j’y arrive.