Beautés volées

In: Bouillon de culture - Thursday 6 May 2010 @ 16:29 - Comments (0)

Léa, Mia, Laura. Trois prénoms d’une absolue féminité qui tournent en triangle autour d’une quatrième, Siri/Iris, artiste-photographe irrémédiablement attirée par la beauté physique qu’elle n’a cesse de tordre et corrompre sur des clichés exposés aux quatre coins du monde. Léa la galeriste, a été photographiée presque contre sa volonté dans des postures obscènes quand elle étudiait l’art à Paris. Mia la danseuse a participé à un grave accident d’une de ses amies danseuses dont Siri s’est servie pour bâtir une série de clichés aussi forts que monstrueux. Quant à Laura l’écrivain, elle fut l’amante malheureuse et délaissée de Siri qui noie son amour perdu dans la dépression et des textes chirurgicaux. Qu’est-ce qui lient toutes ces femmes au-delà d’une figure centrale froide et dangereuse ? La beauté. Voire plus : la Beauté. Car tout au long du roman de Mara Lee, il n’est question que de cela sans qu’il soit permis d’en douter. Ses femmes sont belles, c’est une malédiction qu’elles paient au prix fort et qui leur ôte à la fois le droit au bonheur et à une vie normale.

Pour lire la suite de ma critique du roman de Mara Lee, rendez-vous sur le Ring !

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