On en a fusillé pour moins que ça

In: Dans ton cul, Ouèbe - Wednesday 23 April 2008 @ 18:31 - Comments (9)

S’il y a bien un truc que je ne supporte pas sur le net – et ailleurs en général – c’est le plagiat. Je crois que vous savez parfaitement à quel point je suis impitoyable avec ça. S’inspirer de, citer quelqu’un avec son autorisation ou avouer faire un hommage parce qu’on utilise les mêmes codes qu’une autre personne, ça d’accord. Mais voler un texte entier en pensant que la principale intéressée – moi! – ne va pas s’en rendre compte alors qu’on fréquente les mêmes sites communautaires qu’elle… J’hésite, soit c’est qu’on est profondément stupide, soit qu’on a vraiment aucun amour-propre. Peut-être même les deux. Donc je tiens à rétablir la vérité des faits. Le texte qui va suivre a été écrit par moi, et uniquement par moi et initialement publié sur le secteur LTX du site Parano. Si jamais vous le retrouvez ailleurs (sur Vip Area, le ménage a été fait) sous un autre nom, vous saurez que vous affaire à un plagiat en bonne et due forme.

Le miel vivant ou l’hygrophilie

La clé a toujours été là. Les flots humides, les cordes liquides qui serpentent sur la peau. La source qui coule par tous les pores, tous les orifices.

Où commence le fétichisme, où s’arrête la simple attirance?

Toutes les fois où j’ai remué cette question, j’en reviens toujours aux mangas de mon adolescence. Les corps des personnages tout poisseux de sueur, de sperme et de cyprine, les larmes des filles ponctuées de cris de dénégation. Le trouble, plus violent encore que les tentacules péniennes ou les sexes énormes. La collection des cartes plastifiées de Hajime Sorayama et la préférence entre toutes de celles où les modèles dégoulinent littéralement.

Mon chant d’amour est une rivière discontinue quand vient l’étreinte. Transpire donc quand tu m’écrases sous toi, salive, salive à n’en plus finir sur mes lèvres, recouvre-moi de ta jouissance, plonge tes doigts là où je palpite comme un cœur. Brise-moi que je pleure enfin, que je déborde enfin, que je jouisse enfin.

La langue comme un poisson hors de l’eau qui cherche l’humidité odorante. L’épiderme laqué de transpiration. La quintessence de la vie dans la liquidité suprême. Hy-gro-phi-lie. Ma honte délicieuse.

Mon fétichisme. Sans nul doute.

Valà, puisse la plagiaire disparaître à jamais et ne plus poser ses pattes de skyblogueuse sur mes textes et ceux des autres puisque nous nous sommes rendus compte en fouillant un peu qu’elle était experte en la matière.

9 Comments »

  1. Je ne vais pas commenter le fait que tu sois victime de plagiat, on est je pense à peu près tous d’accords pour dire que c’est mal^^

    En revanche, pour parler du textes en lui-même, les tentacules que tu y évoques m’ont toujours étonnées dans les hentaï. Je ne saisis pas pourquoi c’est aussi récurrent, que ce soit dans les mangas ou les animes… Il y a une espèce de fascination là-dessus qui me dépasse un peu.

    Comment by Loïc — Wednesday 23 April 2008 @ 19:23

  2. Waw… Ca me réussit pas de faire plusieurs choses en même temps. Je corrige mes fautes si tu permets parce que j’ai honte :
    - “Pour parler du textE”
    - “m’ont toujours étonné”

    Comment by Loïc — Wednesday 23 April 2008 @ 19:25

  3. haha t’en fais pas mon grand ;)

    Concernant les fameuses tentacules péniennes, je crois que c’est une fantasmatique vraiment inhérente aux japonais, comme l’hygrophilie justement, l’absence de poils… Maintenant, j’ai du mal à expliquer pourquoi ils sont tellement tournés vers tous ces fétichismes et ces paraphilies assez marquées. Je ne pense qu’ils intellectualisent plus que nous, il doit y avoir une autre raison mais j’arrive pas à mettre le doigt dessus.

    Si quelqu’un en sait plus que moi, je serai ravie qu’il ou elle nous apporte ses lumières!

    Comment by Dahlia — Wednesday 23 April 2008 @ 19:28

  4. Il me semble que la raison à cette folie de la tentacule monstrueuse est tout simplement… la censure des sexes masculins en érection. Sur les mangas, c’était quand même fait au feutre, à la belle époque – c’est plus souple maintenant. Un gros coup de feutre noir sur un dessin, ça la fout plutôt mal.

    Alors que: Ah mais non monsieur le censeur, ce n’est pas un sexe, voyez, c’est une tentacule!

    Hop ni vu ni connu.

    Comment by Docteur C — Wednesday 23 April 2008 @ 20:28

  5. Ah je l’avais déja lu ce texte sur LTX :p

    Mais le plagiat c’est mal !!! J’aime pas les copiés collés !! :p

    Comment by Polko — Thursday 24 April 2008 @ 00:56

  6. Docteur C., je pense que tu détiens effectivement le bonne explication… Putain mais qu’est-ce qu’on ferait pas pour contourner la censure quand même!

    @Polko: surtout depuis que tu passes ton temps à les traquer sur Vip Area tiens hahaha.

    Comment by Dahlia — Thursday 24 April 2008 @ 01:44

  7. Je te conseille de lire “L’imaginaire érotique au Japon”, d’Agnès Giard, qui est paru chez Albin Michel. C’est passionnant! L’auteur analyse avec beaucoup de justesse, sans fausse pudeur mais sans être vulgaire, des comportements et des fantasmes qui peuvent nous laisser perplexes. Et c’est richement illustré.

    Comment by Kalys — Friday 25 April 2008 @ 14:05

  8. Les Skyblogs sont toujours pour moi une source inépuisable de fous rires, d’émotions et de consternation. Mais le plagiat, c’est mal.

    Comment by joe — Friday 25 April 2008 @ 14:58

  9. @Kalys: je connaissais celui écrit par Romain Slocombe qui est aussi un spécialiste de la question, mais j’ai quand même oublié pas mal de trucs… Je vais peut-être aller jeter un oeil sur celui d’Agnès Giard du coup. Mais elle, je la connais depuis longtemps, elle s’occupait notamment des pages “japon” et bizarreries sexuelles pour L’Echo des Savanes ;)

    @Joe: disons que le plagiat c’est un truc de gens qui n’ont pas d’ego. Enfin je crois, parce que pour ma part, quand on me félicite sur un truc que j’ai écrit, je tiens vraiment à en être la seule bénéficiaire :D

    Comment by Dahlia — Friday 25 April 2008 @ 19:55

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