Ne vous laissez pas abuser, je suis quand même heureuse (garanti sans ironie)

In: Bouillon de culture, What's up today Dahlia? - Monday 8 September 2008 @ 14:50 - Comments (7)

Urian me racontait vendredi qu’il était condamné à un karma qui faisait souvent très fort dans l’art de la loose et qu’il l’acceptait avec philosophie. Moi mon propre karma c’est que quand il m’arrive un truc dément (et là pour l’heure, ça ne rigole pas, c’est du sérieux), il faut que quelque chose vienne m’éprouver pour contrebalancer l’excès de joie. Mon karma c’est ça, jouer à un être un organisme qui doit perpétuellement se reconstruire et se régénérer au prix de multiples douleurs. Qui prend le plus dans ces cas-là? Mon coeur, mon putain de coeur. La meilleure raison de me plonger dans l’écriture de mon second roman, c’est bien lui. Pendant mes six mois d’écriture du précédent, toute mes ressources étaient absorbées par la construction du livre, même ma libido était canalisée (bon j’avais malgré tout une vie sexuelle, bien qu’en pointillés). Ah au moins, je n’avais pas le loisir de me laisser envahir par tout ce qui a capacité à decadenasser mon coeur. Donc voilà, ça fait déjà un mois que je cogite sur le plan de mon second bouquin, en me disant “Tu commences maintenant ou pas?” On me l’a déconseillé en disant que c’était trop tôt. De toutes façons, tant que je n’ai pas la fin (je continue à penser que c’est suicidaire de commencer à écrire un roman sans avoir la fin), je ne foncerai pas. Le fait est que cette notion O combien galvaudée qu’on écrit jamais aussi bien que lorsqu’on est dans un état de bouleversement, de souffrance, bref de sentiments et sensations qui retournent l’âme comme on écorche un lapin, je la comprend de mieux en mieux. Ces chocs peuvent être des déclencheurs qui aident à puiser en soi pour atteindre cette fameuse sublimation. Ce n’est pas vraiment une question de deuil en ce qui me concerne, plutôt l’acceptation. Apprivoiser ce qui nous perturbe et faire la paix avec. Bordel, je disais quoi déjà? Oui, se mettre au second roman. Et vite.

C’est un fait… Les chats m’adorent, surtout quand je bouquine. (Photo prise par Sylvain)

7 Comments »

  1. Pendant que nous parlions vendredi, les caténaires sur la ligne que je devais emprunter dimanche se sont vu arrachés… tout cela parce que j’ai souhaité bonne chance et j’ai indiqué à une collègue qui devait prendre le même train qu’elle allait avoir son train… je ne suis plus aussi certain.
    Moi dimanche, j’ai cumulé, une alerte à la bombe (détour dans la gare), un TGV en panne (arrêt supplémentaire pour charger des nouveaux voyageurs). De devoir faire de la place pour les nouveaux voyageurs et donc marcher dans les couloirs où les gens voyages debout (triste pour la vitrine de la SCNF) et devoir demander et attendre un bon bout de temps pour savoir pourquoi le responsable de bord n’a pas sur sa fiche la gare où je devais m’arrêter… et bien entendu voyager sur l’un des rare encore en circulation à ne pas avoir de prise de courant en première…

    Bref, je vis avec philosophie mon karma négatif. Comme je ne sais pas pourquoi il est devenu ainsi et depuis fort longtemps, j’ai tendance à me conduire comme le pire des salauds pour équilibrer mon estimation personnelle.
    Mais nos karmas ne sont pas si éloignés, simplement qu’entre les personnes les mouvements de balanciers sont simplement plus fort…on passe ainsi dans de plus de strates d’émotions que d’autres personnes.

    Bon moi je vais me regarder Postal ce soir…cela va me donner des idées pour demain.

    Comment by Urian — Monday 8 September 2008 @ 19:59

  2. Je confirme, je fais des meilleurs photos quand je suis sous la haie… C’est malheureux à dire mais la douleur est un moteur formidable pour la créativité.

    Comment by Kelly — Monday 8 September 2008 @ 23:59

  3. c’est connu les chat sont des esprits

    Comment by rIP ginoh! — Tuesday 9 September 2008 @ 11:11

  4. ronron ce cher félin qui t’accompagne autiste quand tu embarques vers le spectre
    soudain il exécute un salto piqué et disparait dans une souplesse arrière

    Comment by rIP ginoh! — Tuesday 9 September 2008 @ 11:36

  5. Ce fameux deuxième….

    La seine est-elle une rivière de larmes ?

    Comment by ZaX — Tuesday 9 September 2008 @ 22:34

  6. au sujet de cette notion ô combien
    galvaudée lol sur l’état de l’écrivain
    bande son freddy king – I’m going down (down
    down down down down) on traduira donne donne
    pile dans un espace transitionnel
    entre l’acte inconscient et le rituel
    descends descends descends artiste maudit
    ta figure est si Dolly Dolly Dolly

    Comment by rIP ginoh! — Wednesday 10 September 2008 @ 11:52

  7. @Urian: décidemment, je me dis qu’avec toi, il y aurait de quoi faire une série télé sur l’art de la loose ;)

    @Kelly: ouais c’est dans ces cas-là qu’on se dit “mais comment crois-tu qu’un cliché devient un cliché?” puisque là en l’occurence c’est celui qui confirme qu’on est jamais aussi que quand on a conjuré la douleur en la sublimant.

    @ZaX: Ah la Seine… Tu ne crois pas si bien dire mon cher Cédric… Dès que je suis à peu près tranquille chez moi, faudra que je te raconte.

    @Gino: j’espère quand même ne pas atteindre le statut d’artiste maudit, c’est ceux qui sont connus après leur mort ou qui gagnent pas un rond :D (ce qui revient presque au même soit dit en passant)

    Comment by Dahlia — Wednesday 10 September 2008 @ 18:11

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